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Gros plan sur le centre-ville
Le centre-ville élargi au Marcreux va bénéficier du Plan national de requalification
des quartiers anciens dégradés (PNRQAD). Courant jusqu’en 2017 et axé sur la résorption
de l’habitat indigne, il s’intégrera dans un projet urbain d’ensemble dont l’objectif
est de dynamiser le centre-ville. Etat des lieux...
Vrai que ce n’est pas trop voyant mais,
pourtant, le PNRQAD sur Aubervilliers
a bel et bien démarré depuis
sa signature, le 17 décembre 2010.
Petit
rappel, le programme se déploie sur 7 ans
(2011-2017) avec pour enjeu de résorber
l’habitat insalubre en centre-ville – élargi au
Marcreux – et de participer à sa redynamisation.
Cela à réaliser plus particulièrement avant l’arrivée de la ligne 12 du métro à la
mairie. « Si l’on intervenait seulement sur
l’habitat indigne, en dehors de toute relation
avec un projet urbain, on irait à l’échec.
Il
faut au contraire inscrire ce travail d’éradication
de l’habitat insalubre dans une
démarche qui s’appuie sur une revalorisation
globale du centre-ville », précise Viviane
Dignoire, responsable de l’unité territoriale
Habitat.

En plus d’opérations
ciblées de
démolitions et de
reconstructions
des immeubles les
plus dégradés (incluant
des mesures
de relogement), le
PNRQAD sera
donc assorti d’un
volet commercial
avec la requalification
de la rue du
Moutier ; d’un volet
service public
avec, au 37 rue du Port, la naissance d’un Pôle des solidarités
regroupant Epicéas et la Maison des Solidarités
; et d’un volet immobilier avec la
construction d’un important programme
sur l’îlot Pasteur.
Le tout s’articulant dans une vision large, à
l’horizon 2030.
Vision esquissée par l’urbaniste
Panerai qui s’est attaché à dessiner
une proposition de centre-ville respectueuse
de son passé, mais ouverte sur un avenir.
Une aide aux propriétaires
Aujourd’hui ? Une ZAC Centre-Moutier
vient d’être définie.
Possiblement au programme
: une percée reliant les rues Ferragus
et du Moutier.
Sur le Marcreux, une
étude pré-opérationnelle est à l’oeuvre depuis
septembre pour cerner précisément le
périmètre des îlots qui seront concernés par
les interventions sur le bâti dégradé.
A noter que, sur tout le secteur élargi du
centre-ville, les propriétaires pourront bénéficier
d’aides pour requalifier leurs biens.
C’est le dispositif OPAH RU qui complète
le PNRQAD.
Claude Dupont
Le 5 janvier 2012

3 questions à
Evelyne Yonnet, 1re adjointe en charge
de l’Habitat
Du nouveau pour le centre-ville ?
Oui, parce que c’est nécessaire. Mais l’objectif
de notre projet urbain, qui se basera
sur des interventions ciblées, est de faire en
sorte que les populations qui vivent puissent y rester.
Avec le PNRQAD, on éradique
l’habitat insalubre et on reconstruit
du logement social.
La ville se transforme,
mais avec ses habitants, c’est notre priorité.
Bien sûr, ces changements feront aussi
venir une population nouvelle attirée par
le métro. Mais nous avons la place.
Comment cela avance-t-il sur le Marcreux ?
Une étude entreprise par Urbanis vient de
s’achever, cela en vue de mettre en place
des RHI (résorption de l’habitat indigne)
sur des îlots qui nous semblent irrécupérables.
Nous allons rencontrer les représentants
de l’Etat – qui est financeur –
pour se caler sur une stratégie foncière.
Le PNRQAD s’articule aussi avec la
réalisation de l’OPAH RU…
Oui, l’OPAH RU est d’autant plus importante
qu’elle se situe sur un périmètre
qui dépasse celui du PNRQAD et englobera
ainsi nombre de copropriétés qui
n’étaient pas incluses dans le plan.
Pour informer les propriétaires, un lieu
dédié vient d’ouvrir au 9 rue Bernard et Mazoyer.
Au printemps, nous présenterons
à l’ensemble des Albertivillariens ce
PNRQAD et le projet urbain global dans
lequel il s’inclut.
Une information pour
toute la population parce que le devenir
du centre-ville concerne tout le monde.
Propos recueillis par C. D.
Le 5 janvier 2012
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