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Commémoration du 8 mai 1945Discours du maire, Jacques Salvator, concernant la commémoration du 8 mai 1945. Monsieur le Député
Nous commémorons aujourd’hui le 63e anniversaire de la fin des combats de la seconde guerre mondiale en Europe.
Le plus vaste et le plus meurtrier conflit de l’histoire venait de prendre fin. 50 millions d’être humains y laissèrent la vie.
Aux avants postes du combat, la France a connu l’une des pires épreuves de son histoire, 610 000 des siens ont péris.
Celles et ceux qui comme moi, sont nés après la guerre doivent se souvenir avec reconnaissance et humilité de cette période. Nous n’avons pas été les témoins directs de cette tragédie.
Pour autant, se souvenir est une obligation ardente. Il est de notre devoir de ne pas oublier les causes qui entraînent la guerre et les conséquences qu’elle entraîne à son tour.
Par notre présence aujourd’hui, nous voulons également affirmer notre fidélité notre attachement aux valeurs de la République, valeurs qui sont résumées dans sa devise : liberté, égalité, fraternité ; trois simples mots dont le sens à permis de re construire une société apaisée.
Le 8 mai 1945 c’est la capitulation de l’Allemagne, c’est le début de la phase active de l’élaboration de la Charte des Nations Unies qui sera signée le 26 juin 1945 à San Francisco par les représentants des 51 nations en guerre contre l’axe et ratifiée le 24 octobre suivant.
Cette charte des Nations Unies fut largement engagée par la proclamation de la Charte de l’Atlantique de 1941 dont le paragraphe 3 précisait notamment « que les alliés respectent le droit qu’a chaque peuple de choisir la forme de gouvernement sous laquelle il doit vivre, désirent que soit reconduits les droits souverains et le libre exercice du gouvernement à ceux qui ont été privés par la force. » C’est à ce principe affirmé par nous même que se référaient sans doute les Algériens morts pour l’indépendance à Sétif, à Guelma, à Kherrata en 1945. Nous leurs rendrons hommage demain. Assumer le poids de l’histoire, même dans ses aspects les plus tragiques ne retire rien à la grandeur d’une nation, ni au courage de ceux qui l’ont défendue au contraire, il y va de l’ honneur d’un pays et d’un peuple. Mesdames et Messieurs,
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