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« Un pont entre Auber et New-York »Pendant toute la durée du festival Banlieues bleues du 12 mars au 16 avril 2010, les artistes qui s’y produisent vont à la rencontre des jeunes du département . Quand 3 jeunes slamers d’Auber, un groupe de danseurs de hip-hop et des jeunes percussionnistes montent sur la scène de l’Espace Fraternité au côté d’un des plus talentueux saxophonistes turcs de sa génération établi à New-York, Ilhan Ersahin, on peut être sûr que l’on est à Banlieues Bleues. Créer des passerelles entre les artistes et la populationDepuis 27 ans, le festival « fou et festif », propose à chaque édition une multitude d’interventions et de rencontres en direction des jeunes du département avec pour objectif de créer des passerelles entre la population et les artistes de renommée internationale qui s’y produisent.
A Aubervilliers, l’information a circulé et les ateliers se sont mis en place dès janvier, se greffant aux pratiques déjà existantes : ateliers de cuivres d’Aubervacances Loisirs à la maison de l’Enfance Roser, ateliers de darbouka de Mohand Goudjil à Jules Vallès, atelier de hip-hop de Barou Sy à Indanscité, ateliers de slam avec Yaro Konté à Emile Dubois. « Entre Auber et New-York, le pont, c’est la musique », constate Yaro pas peu fier de voir ses élèves rappeurs au côté d’ Ilhan Ersahin.
« Mon quotidien, en tant que musicien professionnel, c’est d’arriver dans un lieu pour un concert, de déballer mon sax, de jouer et de repartir.
Vous entendez un extrait du dernier album d’Ilhan Ersahin Des jeunes enthousiastesMême écho de Marcus Hubbard qui avec la fanfare des Soul Rebels intervenait au collège Henri-Wallon et mettait rapidement en cadence les quatre classes présentes.
Une comédie musicale sur BroadwayLe prochain rendez-vous qui rassemblera artistes professionnels d’outre atlantique et jeunes talents locaux sera la comédie musicale « Ain’t misbehavin » les 3 et 4 avril prochains au centre culturel Houdremont à la Courneuve.
Et toujours, des têtes d’affiche (Antohny Coleman, Archie Shepp….) et la relève du jazz contemporain métissé à découvrir partout en Seine Saint Denis, avec une belle place laissée aux voix de femmes (Nathalie Natiembé, Sandra Nkaké…) jusqu’au 16 avril. Claire Darfeuille
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