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La fibre en quatre questions

publié le 6 septembre 2017

Envoyer des vidéos de vacances, enseigner, travailler à distance... une connexion en fibre optique peut être utile, voire nécessaire.

Le débit est au moins 20 fois plus rapide qu’avec l’ADSL (via la prise téléphonique). En quatre points, sachez où vous en êtes de cet accès internet très haut débit, qui fait partie des grands objectifs au niveau national mais se fait parfois désirer au niveau local.

Mon logement est-il en zone éligible ?

Pour qu’il le soit, il faut qu’au moins un opérateur desserve votre adresse avec son réseau. SFR et Bouygues couvrent la plus grande partie de la ville, Orange est déployé plutôt au sud (Villette) et au centre.

Les zones les moins denses ou pavillonnaires sont les moins desservies. Quant à Free, aperçu en train d’installer ses câbles, il n’a pas encore de réseau actif. Se renseigner auprès de chacun de ces opérateurs via leur site ou service commercial.

Mon immeuble est-il connecté ?

Si vous êtes locataire, rapprochez vous de votre bailleur pour savoir si un opérateur a été missionné dans les parties communes pour amener la fibre jusqu’aux étages. Cas
particulier, l’OPH, plus gros bailleur de la ville, avait choisi SFR pour tout son parc en 2012.

« Près d’un tiers a été fibré. Les choses en sont restées là au rachat de l’opérateur par Numéricable. Nous l’avons relancé pour qu’il reprenne le déploiement », explique Nourredine Kaddouri, maire adjoint aux Nouvelles technologies de l’information
et la communication.

Si vous êtes copropriétaire, à vous de choisir l’opérateur en assemblée générale de copropriété. Or, pour l’instant, les opérateurs ne sont pas toujours suffisamment
réactifs et, en tout cas, interviennent difficilement sur les copropriétés de moins
de 12 logements.

Quel fournisseur d’accès à internet (FAI) choisir ?

Une fois qu’un opérateur a déployé un réseau d’immeuble, il a l’obligation d’autoriser
les autres à l’utiliser. A chaque occupant de souscrire un abonnement auprès d’un FAI qui tirera un câble depuis les parties communes vers le logement, y installera une prise dédiée et fournira une box spéciale.

Je ne suis pas raccordé, qu’en sera-t-il dans l’avenir ?

« A la Maladrerie, un cameraman attend toujours la connexion optique...  », relève à titre d’exemple Jérôme Fouville, habitant référent en nouvelles technologies.
Après un effort de déploiement en 2011- 2012, l’état de la couverture est resté stationnaire.
« Nous sommes en zone très dense et devrions être raccordés à 100 % !, s’énerve Nourredine Kaddouri aux côtés du chargé de mission dédié, Zoubir Ketfi, et de Jérôme Fouville. Nous avons relancé et rencontré les opérateurs pour réactiver la dynamique  ».

Naï Asmar