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Des procédures judiciaires en cours contre les squats

publié le 21 mars 2019

Les difficultés engendrées par ces lieux précaires et indignes, tant pour les personnes qui y vivent et qui s’exposent à des risques parfois mortels, que pour les riveraines et riverains qui subissent de graves nuisances sanitaires, nécessitent des interventions urgentes.

Les squats des rues Quentin, Henri Barbusse et Presles ont fait l’objet d’arrêtés municipaux permettant de lancer le processus judiciaire indispensable afin de déclencher les évacuations.
Seules ces décisions de justice peuvent autoriser le concours de la force publique.
Partout en France les délais de traitement des dossiers par les institutions judiciaires
sont longs.
En Seine-Saint-Denis, cela devient un véritable obstacle.

D’une part, parce que l’accompagnement des occupantes et occupants en vue du relogement de celles et ceux qui remplissent les conditions ne peut se faire.
D’autre part, parce que les nombreux terrains privés sur lesquels s’installent
les squats sont laissés volontairement vides par les propriétaires et que les
mesures visant à les contraindre à sécuriser leurs lieux ne sont pas toujours
respectées.
La Municipalité regrette que ces derniers proposent des projets immobiliers plutôt que des projets d’aménagement d’espaces verts ou d’équipements à vocation culturelle, associative ou sportive, utiles pour les habitantes et habitants du quartier.
Soucieuse de développer un cadre de vie agréable, la Municipalité veille à ce que l’ensemble des procédures entamées depuis plusieurs mois soient menées jusqu’à leurs termes.

Mériem Derkaoui
Maire d’Aubervilliers