Cette sculpture (traînée et brûlée sous la Révolution) était conservée dans une chapelle. L’importance des pèlerinages ne cessant de croître, une église fut édifiée au XVe siècle à laquelle s’ajouta une tour, en 1541, un agrandissement et une nouvelle façade en 1628.
Elle mesure quarante mètres de long sur vingt-deux mètres de large, et sa hauteur est de dix mètres sous les voûtes latérales et de douze sous celle du centre.
La façade de l’église a été construite vers 1628 dans le style jésuite. Elle est ouverte par deux portes rectangulaires surmontées d’un linteau, dans leur partie haute. La porte de gauche servait autrefois d’entrée aux seigneurs du Vivier, condamnée aujourd’hui elle donne accès à la sacristie. A droite de la façade s’élève une tour massive carrée, d’une hauteur de trente mètres.
A l’intérieur, l’autel est surmonté d’une statue de la Vierge du XIXe siècle, encadrée de deux anges adorateurs, sculptures en bois du XVIe siècle. Deux tableaux ornent les parois de la première travée : un portrait de Marie de l’Incarnation, fondatrice de carmels en France au XVIIe siècle et l’Agonie du Christ au Jardin des Oliviers. Au-dessus, la tribune supporte un magnifique orgue du XVIIe siècle.
Les vitraux, détruits lors de l’explosion de la poudrerie de La Courneuve le 15mars 1918 et refaits après la Première Guerre mondiale ont été offerts par l’atelier Charles Champigneulle. Ils retracent les événements marquants des pèlerinages à Notre-Dame-des-Vertus.
Depuis sa construction, le bâtiment a fait l’objet de nombreux travaux de restauration, notamment aux XVIIIe et XIXe siècles, mais bien souvent il ne s’agissait que de petits travaux ponctuels. En 1980, le Conseil municipal décida de procéder à la restauration totale de l’église, et celle-ci dura jusqu’en 1989.
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